les bleus ont le blues

CRITIQUE – Frédéric Videau suit cinq flics dans toulouse et sa banlieue. Cinq personnages confrontés à un métier si difficile qu’il conduit au mal-être.

Un matin, Ping-Pong brûle sa carte de police dans un lavabo des toilettes avant de disparaître sans prévenir du commissariat. Plus tard, on apprendra pourquoi ce flic de terrain a hérité de ce surnom. On saura aussi qu’il a refusé de serrer la main du ministre, venu en visite la veille. «On est en train de crever la gueule ouverte», a lâché le premier de corvée à sa hiérarchie.

Selon la police est un film de flic. Il appartient à une tradition française (Police, L.627, Le Petit Lieutenant), remise au goût du jour avec vigueur ces derniers mois. Des «baqueux» de Marseille (BAC nord) aux gendarmes d’Étretat (Albatros), les forces de l’ordre occupent les écrans. On pense aussi à Police, d’Anne Fontaine, avec Virginie Efira et Omar Sy, amants et collègues en mission pour reconduire un migrant tadjik dans l’avion et vers une mort certaine.

Selon la police, de Frédéric Videau, lui ressemble dans la forme, polyphonique, éclatant les points de vue. Film choral, il suit cinq personnages durant un…

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