«Le handicapé est “presque” normal»

ENTRETIEN CROISÉ – Le philosophe handicapé et l’acteur-réalisateur ont tourné une comédie où ils mettent en scène leur amitié inconditionnelle.

Ce qui frappe d’emblée, quand on les rencontre, c’est la complicité qui unit le philosophe Alexandre Jollien et l’acteur-réalisateur Bernard Campan. Alors que Jollien publie Les Cahiers d’insouciance (Gallimard), un essai pour «s’affranchir de la tyrannie des passions tristes pour se jeter dans la joie inconditionnelle», l’ex-Inconnu sort au cinéma Presque , son deuxième film. Cette comédie dramatique porte sur l’amitié et le handicap. Une rencontre d’une grande sincérité.

LE FIGARO. – Comment est né ce projet cinématographique atypique?

Bernard CAMPAN. – Il aura fallu beaucoup de temps, mais le point de départ, c’est notre amitié.

Alexandre JOLLIEN. – À l’origine, quand on m’a proposé de faire un film, j’étais sceptique. Finalement, en réalisant ce que nous avons accompli, Bernard Campan et moi, j’ai pleuré de reconnaissance. J’ai l’espoir qu’il puisse aider les gens à jeter un autre regard sur les personnes handicapées, et sur la différence en général.

Vous souvenez-vous de la manière dont…

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