une journée nationale de mobilisation ce samedi

À Paris, quelques milliers de personnes ont défilé près du ministère de la Santé.

«Urgence pour l’hôpital public». Syndicats, associations, collectifs, partis politiques… Plus de 70 organisations avaient lancé un appel à la mobilisation ce samedi dans toute la France pour la défense de l’hôpital public. À Paris, quelques milliers de personnes – 6000 selon une source syndicale – ont défilé près du ministère de la Santé (7e arrondissement). Des manifestations se sont également déroulées à Marseille, Lille ou Grenoble.

Fermeture de lits, manque de personnels, restructurations… Les signataires de cet appel à la mobilisation, parmi lesquels figurent les syndicats CGT Santé et Action Sociale et Sud Santé Sociaux, mais aussi le collectif Inter-Urgences, réclament plus de moyens pour l’hôpital public, qui «se désintègre», écrivent-ils. Concrètement, ils exigent «un plan d’urgence pour l’hôpital public» : revalorisation salariale et amélioration des conditions de travail des personnels, plan de formation, réouverture de lits… Sur le volet rémunérations, ils demandent notamment l’extension de l’augmentation de 183 euros, décidée lors du Ségur de la santé, à tous les métiers médicaux et paramédicaux.

Interrogée sur cette mobilisation des soignants samedi matin sur Franceinfo, la ministre de la Transformation et de la Fonction publiques Amélie de Montchalin a tenu à rappeler que le gouvernement avait déjà pris des mesures, notamment la revalorisation des salaires, à hauteur de 10 milliards d’euros. «Je n’ai pas dit que ça suffisait», a-t-elle précisé, citant également l’investissement de 19 milliards d’euros de l’État dans les établissements de santé.

Une journée de grève le 7 décembre

Cette journée de manifestation n’était cependant qu’une première étape. La fédération Sud Santé Sociaux appelle plus globalement à la grève du 4 au 10 décembre. Si les autres organisations ne vont pas aussi loin, plusieurs prévoient de se joindre à cet appel uniquement pour la journée du 7 décembre. C’est notamment le cas de FO Action Sociale et de la CGT Santé et Action Sociale. En revanche, l’intersyndicale ne sera pas unie. La CFDT notamment ne participera pas à ce mouvement.

La prime de 183 euros du Ségur de la santé n’avait, au départ, été accordée qu’aux professionnels des hôpitaux et des Ehpad, ce qui avait «créé une forme d’incompréhension», comme le soulignait Sophie Cluzel, secrétaire d’État chargée des Personnes handicapées. Ce montant avait donc progressivement été élargi à d’autres secteurs, sans pour autant couvrir l’intégralité des professionnels du médical et paramédical.

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