un leader loyaliste se félicite de la non-participation des indépendantistes

La non-participation des indépendantistes au référendum qui aura lieu le 12 décembre est un «signe encourageant» montrant une volonté de «contourner l’obstacle» en évitant toute violence a estimé mardi Thierry Santa, président sortant loyaliste du gouvernement calédonien. «Je considère que, finalement, la non-participation des indépendantistes est plutôt un signe encourageant, c’est une volonté pour eux de contourner l’obstacle, mais sans que ce soit de manière violente et ça, c’est de bon augure pour la suite, pour que des discussions puissent se tenir malgré tout dans un climat apaisé», a déclaré le président du Rassemblement-LR lors d’un point presse du mouvement loyaliste «Les Voix du non». Ses propos font écho à ceux tenus jeudi dernier par le sénateur LR Pierre Frogier, qui avait estimé qu’en «prônant la non-participation, les indépendantistes éviteront que la campagne de confrontation ne dégénère et ne compromette tout espoir d’un nouvel accord».

Le 12 décembre prochain, 185.004 électeurs calédoniens devront pour la troisième et dernière fois répondre à la question: «Voulez-vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante?». Deux précédents scrutins les 4 novembre 2018 et 4 octobre 2020, organisés dans le cadre du processus de décolonisation de l’accord de Nouméa, ont été remportés par les pro-France avec 56,7% puis 53,3% des suffrages. Invoquant l’impossibilité d’organiser «une campagne équitable» alors que la Nouvelle-Calédonie est touchée depuis début septembre par une épidémie de Covid-19, les indépendantistes ont décidé de ne pas participer au vote.

Pour autant Thierry Santa appelle les tenants du non à aller voter: «il faut que les Calédoniens se mobilisent», pour «atteindre un niveau qui soit, si possible, équivalent à celui qu’on a atteint lors des deux premières consultations» pour «faire en sorte que le résultat soit politiquement significatif, même si juridiquement il sera incontestable de toute façon, quoi qu’il arrive». Le président sortant loyaliste du gouvernement veut ainsi «qu’on arrive ensuite à la table des négociations (…) avec un cadre qui aura été acté trois fois de suite par les Calédoniens, qui est le cadre d’une Calédonie dans la France(…) ce qui paraît le plus pertinent pour l’avenir des Calédoniens, pour un avenir de paix, de prospérité, de respect aussi entre nous». «C’est tout ça qu’on doit construire effectivement à l’issue de cette troisième consultation et à la fin de l’accord de Nouméa», a-t-il assuré.

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