Tensions maîtrisées dans la salle de Villepinte, au meeting d’Éric Zemmour

Si le rassemblement s’est bien passé, quelques incidents isolés ont eu lieu dans la salle, les forces de l’ordre tardant à intervenir.

Deux salles, deux ambiances. Puis une salle, deux ambiances. Tandis que la dizaine de milliers de sympathisants présents à Villepinte attendait impatiemment l’arrivée Éric Zemmour, l’ambiance s’est soudainement tendue dans la salle en milieu d’après-midi. « »Quotidien », collabo !», ont violemment scandé une partie des militants présents, obligeant la sécurité à exfiltrer les journalistes sous bonne escorte pour les mettre en sécurité. Avant de les laisser regagner le Parc des Expositions quelques minutes plus tard.

Très vite après cet incident, la diffusion d’un clip retraçant les grandes étapes de la précampagne d’Éric Zemmour a de nouveau galvanisé la foule autour de la raison principale de leur venue en Seine-Saint-Denis dimanche : le premier meeting de campagne de leur candidat. S’en sont suivies neuf prises de parole, qui ont précédé l’arrivée en triomphe de leur champion… Qui a lui aussi été chahuté juste avant de monter sur scène. Il n’en fallait pas plus pour que la tension monte d’un nouveau cran.

Au point que c’est cette fois une bagarre générale qui a éclaté au dernier rang, en réaction notamment à des slogans émanant de membres de SOS Racisme, faisant valser plusieurs chaises dans les airs et blessant au moins une personne. «Tout le monde déteste les antifas !», ont alors scandé une cinquantaine de personnes vêtues de masques et de gants noirs, bien décidés à en découdre avec les manifestants d’extrême gauche venus tenter d’empêcher la tenue de la réunion publique aux abords de l’enceinte. «Il va falloir que la police intervienne car on ne va pas pouvoir gérer tout seuls», ont eu beau s’alarmer les officiers de sécurité privée présents sur place, les forces de l’ordre ont tardé à gagner les lieux et ramener le calme. Une horde de CRS a finalement évacué les fauteurs de troubles, et sécurisé l’accès au RER pour permettre aux civils de quitter les lieux sereinement.

Ces personnes «n’avaient pas à être là, il ne faut pas venir faire de provocation dans notre salle», a réagi Antoine Diers, un membre de l’équipe de campagne d’Eric Zemmour auprès de l’AFP. «S’il y a eu usage de la force avec excès, je le regrette mais je trouve qu’avec toutes les provocations qu’on subit, on est vraiment très très calme», a-t-il ajouté. «On est les gens les plus provoqués. On a l’impression d’être caricaturés tout le temps. Dans un pays démocratique, tout le monde a le droit de défendre des idées», a-t-il argué.

VOIR AUSSI – Meeting d’Éric Zemmour: échauffourées avec des équipes de Quotidien

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