Le déficit commercial s’est creusé à 6,9 milliards d’euros en septembre

La balance commerciale est impactée notamment par la hausse des prix à l’importation et la flambée des prix de l’énergie.

Le déficit commercial français s’est un peu plus creusé à 6,9 milliards d’euros en septembre, affecté par la hausse des prix à l’importation et la facture énergétique qui ont fait culminer les importations à un record, ont annoncé mardi les Douanes.

Ce déficit est légèrement supérieur aux statistiques du mois précédent qui avaient vu la différence entre exportations et importations se porter à 6,8 milliards. En juillet et juin le déficit avait été de 6,6 milliards d’euros, détaillent par ailleurs les Douanes dans les derniers chiffres actualisés dans un communiqué.

Les exportations progressent

Comme lors du mois précédent, le déficit est pour partie dû à la hausse de la facture énergétique et à la hausse des prix des biens intermédiaires. Les exportations ont progressé de 300 millions d’euros par mois en moyenne depuis le début de l’année et ne sont plus qu’à 1% de leur niveau de 2019, avant la pandémie, expliquent les Douanes. Dans le même temps, les importations ont avancé de 600 millions en moyenne et culminent à 48,9 milliards d’euros, «le plus haut niveau jamais atteint». Ces niveaux sont toutefois «à relativiser», précisent les Douanes.

Le dynamisme des échanges «est en grande partie dû à la hausse des prix des matières premières, notamment énergétiques, et des produits industriels. En volume, le niveau des importations et des exportations est quasiment stable sur les neuf premiers mois de l’année». La sortie de crise liée à la pandémie de Covid-19 a entraîné une forte hausse de la demande en énergie et en biens, ce qui a engendré de grandes difficultés d’approvisionnements partout dans le monde, renchérissant parfois nettement le coût de certains achats en dehors des frontières.

Du côté de la balance des paiements, qui inclut les échanges de services, le déficit des transactions courantes est ressorti à 2,7 milliards d’euros, soit une dégradation de 1,3 milliard par rapport à août, a détaillé la Banque de France jeudi.

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