et si c’était un fardeau ?

ENQUÊTE – Envié par ses frères et sœurs, l’enfant « préféré » n’a pas toujours le bon rôle, et serait en réalité prisonnier d’une cage dorée.

«Mes parents ont toujours dit ne pas avoir de préférence entre ma sœur et moi. Mais au fond je pense qu’ils en ont une.» Juliette est la cadette de trois filles. À 23 ans, la Lyonnaise est très proche de ses parents. Elle les appelle tous les jours pour prendre des nouvelles, partage volontiers avec eux un poulet rôti le dimanche et leur confie tout, ou presque. Problème : sa sœur aînée Iris – 32 ans – ne voit pas cette proximité d’un bon œil. Elle a plutôt l’impression d’être le canard boiteux de la famille. «Ce ressenti d’être la “favorite” passe plus par des paroles que par des actes, explique la cadette. Mes parents lâchent des phrases du genre : «On n’aurait pas pu rêver meilleure fille que toi.” Mais bien sûr, jamais devant ma sœur !»

Chloé est lucide : certes, elle a une relation fusionnelle avec ses parents mais celle-ci n’est pas arrivée du jour au lendemain. Elle s’est construite petit à petit. «Je leur ai toujours confié beaucoup de choses. Encore aujourd’hui,

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 88% à découvrir.

Repousser les limites de la science, c’est aussi ça la liberté.

Continuez à lire votre article pour 1€ le premier mois

Déjà abonné ?
Connectez-vous

Derniers messages