un collégien passé à tabac après avoir participé à un jeu tiré de la série Squid Game

Les élèves jouaient à une version violente de 1, 2, 3, soleil. La mère de l’élève a porté plainte pour «violences aggravées».

C’est une mode inquiétante, qui gagne progressivement les cours de récréation. À Toulouse, un élève de 5ème a été roué de coups par ses camarades, alors qu’il participait à un jeu imitant la série coréenne Squid Game, a rapporté vendredi France 3 Occitanie. La famille a depuis déposé plainte.

La série à succès de Netflix met en scène des personnages issus des franges les plus marginalisées de Corée du Sud participant à des jeux d’enfants traditionnels pour remporter de l’argent, et dont les perdants sont tués.

Comme dans la fiction, les faits ont démarré par un jeu classique de la cour de récréation: le 1, 2, 3, soleil. Mais très vite, l’un des adolescents a proposé une nouvelle règle, tirée de Squid Game: le participant qui bouge se fait «tabasser». L’un des élèves a alors pris peur, tenté d’arrêter de jouer, mais a été pris à partie par ses camarades.

«Ils se sont mis à lui courir après. Il s’est enfui, mais l’un de ses copains lui a fait un croche-patte dans un coin du collège. Une fois à terre, ils se sont tous mis à le taper à coups de pied au ventre et à la tête», s’indigne la mère de la victime auprès de la chaîne locale. Cette dernière a tenu à préserver l’anonymat de son fils. Le nom du collège n’a pas non plus été dévoilé.

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«L’école doit assumer ses responsabilités»

Ce déferlement de violence a poussé la direction de l’établissement à recevoir l’ensemble des parents des élèves participants, puis à effectuer de la prévention dans toutes les classes. Mais l’adolescent agressé est encore traumatisé: «Il a encore mal au ventre et ne mange plus depuis l’agression. Il ne va pas bien», s’inquiète sa mère. Elle a déposé plainte mardi pour «violences aggravées». «L’école doit assumer ses responsabilités, tout comme les parents», estime-t-elle.

L’agression de ce collégien toulousain ne semble pas être un cas isolé. Début octobre, une école maternelle de Belgique avait alerté sur Facebook les familles sur ce «jeu malsain et dangereux», tiré d’une série dont le visionnage est censé être interdit aux moins de 18 ans.

Interrogé sur la question par BFMTV, Jean-Michel Blanquer s’est voulu rassurant: «Ça provoque parfois des imitations dans les cours d’école. Le phénomène n’a pas pris une ampleur trop grande, mais il existe quand même. On est très attentif», a-t-il assuré.

En parallèle, le ministre de l’Éducation a invité les parents à la prudence: «Tout cela nécessite une vigilance de tous. Je m’adresse aux parents en particulier. Il faut être très attentif. Les enfants ne doivent pas abuser des écrans et [il faut faire] attention à ce qu’ils regardent.»

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