un accord «en passe d’être trouvé»

Un bras de fer s’est engagé entre les syndicats et la métropole autour du temps de travail.

Un accord est «en passe d’être trouvé» dans le conflit qui oppose les syndicats d’éboueurs à la métropole Aix-Marseille-Provence depuis près d’une semaine, provoquant un amoncellement problématique des déchets dans Marseille, ont annoncé les services de la métropole vendredi.

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«Après avoir échangé et travaillé une partie de la nuit, un accord est en passe d’être trouvé, permettant d’envisager une sortie de crise», a assuré la métropole vendredi matin, ajoutant que «des pistes intéressantes ont été évoquées pour faire converger les intérêts des agents et de l’administration, dans le cadre législatif en vigueur».

Les poubelles de certains quartiers de Marseille ont vraiment commencé à déborder lundi, conséquence de la nouvelle grève des syndicats et notamment de Force Ouvrière, le syndicat majoritaire, dans un bras de fer autour du temps de travail et des 35 heures avec la métropole d’Aix-Marseille-Provence. Certains éboueurs sont même en grève depuis le jeudi précédent, à l’appel de la CGT.

Les négociations doivent reprendre vendredi matin, selon la métropole, pour «aboutir à un accord définitif». De son côté, Patrick Rué, le leader de FO, évoquait sur Facebook une «reprise des négociations très tôt ce vendredi matin pour essayer coûte que coûte de décrocher un accord au forceps!». De son côté, la CGT métropole a déploré dans un communiqué avoir été «écartée de ces négociations, ce qui est illégal»: «nous rappelons à la Direction de la Métropole que ce combat n’est pas une guerre entre organisations syndicales mais bien une lutte des agents pour améliorer leurs conditions de travail».

Actuellement, les éboueurs de la métropole travailleraient en moyenne entre 3 heures et 3 heures 30 par jour sur six jours, selon un rapport de la Chambre régionale des comptes à paraître, cité par Roland Mouren, vice-président à la métropole.

Cette grève a été déclenchée par la volonté de la métropole d’appliquer la loi de transformation de la fonction publique de 2019, qui impose l’application des 35 heures au 1er janvier 2022 pour tous les fonctionnaires, tout en ouvrant la possibilité de négocier des aménagements pour tenir compte de la pénibilité. La métropole a ainsi proposé une réduction horaire des 35 heures de 5%, soit 1.530 heures par an. La CGT réclame, elle, 20% de baisse, un «minimum non négociable», soit 1.286 heures par an, a expliqué à l’AFP Eric Robito, responsable CGT à la métropole.

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