Di Maria en pleine lumière, Messi beaucoup moins

Di Maria décisif, le caractère parisien, Messi transparent… Les tops et les flops après PSG-Lille, en ouverture de la 12e journée de Ligue 1.

TOPS

Paris, un caractère en acier trempé
Inquiétant pendant une bonne heure (voir par ailleurs), le PSG a encore trouvé le moyen de s’en sortir vendredi soir, face au Losc (2-1). C’est grâce aux buts de Marquinhos et Angel Di Maria, mais aussi et surtout à un caractère en acier trempé, une volonté farouche de ne jamais couler, de toujours gagner. Le contenu n’y est clairement pas, le mental, oui. C’est déjà ça et ça valait trois points vendredi. À l’inverse, les Lillois peuvent s’en vouloir, eux qui ont plié jusqu’à craquer. Renversant.

Angel Di Maria en pleine lumière
Si Lionel Messi est passé à côté de son sujet (voir par ailleurs), que Mauro Icardi a manqué deux belles occasions et que Neymar a alterné le bon et le moins bon, Angel Di Maria aura été le meilleur élément offensif du Paris Saint-Germain contre Lille. Le plus dangereux, le plus remuant, le plus disponible. Et le plus décisif évidemment, avec la passe décisive sur le but de Marquinhos et sa «papatte» gauche pour le 2-1. «Fideo» est souvent dans l’ombre des autres superstars parisiennes. Vendredi, toute la lumière était sur lui. Chapeau.

Renato Sanches, le maestro
Symbole d’un milieu lillois qui a dominé son vis-à-vis parisien pendant une large partie de la rencontre, Renato Sanches a réalisé une prestation de premier choix vendredi soir. Que ce soit dans les tâches purement défensives (8 ballons récupérés), l’engagement (71,4% de duels gagnés) ou la distribution (86,7% de passes réussies dans le camp adverse), l’international portugais a fait un bien fou au Losc, aux côtés de l’excellent Xeka et avec le concours des deux Jonathan, Ikoné et Bamba. Le troisième Jonathan, David, a encore fait trembler les filets (8 buts en L1). L’ex-joueur du Bayern Munich, régulièrement freiné par son physique, a en tout cas rappelé à tous qu’il fait partie de la race des grands. Comme le reste de ses partenaires, il a toutefois reculé en fin de rencontre, face à la pression d’un PSG.

Donnarumma a fait le travail
Gianluigi Donnarumma, c’est fort. Le portier international italien s’est opposé à Burak Yilmaz en début de première et de seconde période. On l’a aussi vu se détendre de tout son long pour écarter, du bout des gants, une tentative du «Kral» après le repos. Sans lui, il n’était pas question d’arracher la victoire.

FLOPS

Messi, la mauvaise pioche
Victime d’une «gêne musculaire», Lionel Messi ne s’est pas entraîné jeudi. Finalement, le sextuple Ballon d’or faisait partie du groupe parisien. Mieux : Mauricio Pochettino l’a fait débuter. Pas à droite, comme à Marseille (0-0), mais plutôt dans l’axe, dans un trio sans véritable avant-centre avec Neymar et Angel Di Maria. Sauf que ledit Messi, sans doute rattrapé par sa blessure, n’aura passé que 45 minutes sur la pelouse. 45 minutes indignes de son talent légendaire, faites d’imprécisions devant le but ou dans les transmissions. Sans doute n’était-il pas à 100% de ses moyens, mais dans ce cas, c’est le choix de «Poche» qui est à questionner. En attendant, la prestation de Messi, qui court toujours après son premier but en Ligue 1, ne restera pas dans les annales. Encore que l’intéressé n’a pas été le seul à balbutier son football. Son camarade Neymar n’a pas ôté les doutes qui le concernent… Quoique, le Brésilien, au-delà de tout ce qu’on peut lui reprocher, n’a pas ménagé sa peine et s’est battu, jouant plus simple en seconde période.

Le néant parisien en première période
À quoi joue le PSG ? Les joueurs de Mauricio Pochettino ont proposé 45 minutes indigentes en première période, sans idée, sans inspiration, sans rien. Ils auraient aussi bien pu revenir au vestiaire avec un débours plus conséquent si les Dogues s’étaient montrés plus adroits devant la cage de «Gigio» Donnarumma. Au-delà des défaillances individuelles, c’est le vide sidéral du collectif parisien qui inquiète toujours plus. Un vide qui s’est d’autant plus vu que le sauveur maison, Kylian Mbappé, n’était pas là pour faire son office. Marco Verratti et Achraf Hakimi non plus du reste. Grâce aux buts de Marquinhos et Angel Di Maria, et à un caractère de champion, Paris s’en sort encore. Jusqu’à quand ? À noter que le passage à une défense à trois (ou cinq) a une nouvelle fois été couronné de succès.

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