le cyberdissident Roman Protassevitch trahi par une «taupe»

ENQUÊTE – Le cyberdissident, arrêté à bord d’un avion de ligne détourné, était espionné par un policier de Minsk.

Cyrille Louis, envoyé spécial à Vilnius, et Hélène Bienvenu, à Varsovie

«Nous n’étions pas prêts à mener une telle guerre.» Le jeune homme qui prononce ces mots, quatre mois après le kidnapping du cyberdissident Roman Protassevitch à bord d’un avion intercepté en vol par les autorités biélorusses, est encore sous le choc. Inquiet pour son camarade, bien sûr, qui se trouve en résidence surveillée, et dont les photos prises après ses interrogatoires semblent indiquer qu’il a été battu. Mais aussi déstabilisé par la troublante réalité sur laquelle cette arrestation a levé le voile…

Passé la stupeur, et parallèlement aux sanctions adoptées fin juin par Bruxelles, plusieurs enquêtes ont été ouvertes sur ce que les dirigeants européens décrivent comme «un acte de piraterie d’État». L’Organisation internationale de l’aviation civile travaille à en retracer le déroulement, la justice lituanienne a identifié les responsables. Quant à l’opposition en exil au dictateur Alexandre Loukachenko, elle dit

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